SIMON ROUSSELLE, sculpteur

Entretien avec Jeanine Rivais.

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Jeanine Rivais : Simon Rousselle, nous nous sommes connus à Paris, au premier Printemps des Singuliers. Depuis ce temps, comment a évolué votre travail ? Comment le définissez-vous aujourd'hui ?

Simon Rousselle : J'ai mis des moteurs à mes compositions. J'ai un peu arrêté les bars qui étaient alors mon thème préféré. Je travaille dans les écoles, d'où quelques compositions qui s'y rapportent. J'ai mis ou je vais mettre du son dans toutes mes boîtes. Le son change tout.

 

JR. : Et comment les appelez-vous maintenant ?

SR. : Je continue de les appeler des " saynètes ". Simplement, maintenant, elles sont animées.

 

JR. : Ce sont de petits théâtres ?

SR. : Oui. On peut dire les deux.

 

JR. : Et en dehors du fait que vous y travaillez, pourquoi l'école ?

SR. : Je vois des enfants tous les jours. Ils sont devenus mon quotidien. Et l'idée de classe est intéressante, car cela rappelle à chacun des souvenirs. J'ai essayé des œuvres plus grandes, mais finalement, je préfère revenir aux petites, car il me semble que l'histoire véhiculée par les grandes est moins intéressante.

 

JR. : Il est vrai que chacune de vos œuvres se regarde comme une belle vitrine au moment de Noël, belle et attendrissante.

SR. : Oui. Les gens regardent les détails, rappellent leurs souvenirs…

 

JR. : Comment estimez-vous vous rattacher à l'Art insolite ?

SR. : Je ne me suis pas trop classé dans cette mouvance. Ce sont les gens qui m'ont dit que j'en faisais partie. Moi, je me classerais plutôt comme scéno-sculpteur. Ce qui ne m'empêche pas d'être Singulier. D'ailleurs, je me plais bien ici.

Court entretien réalisé le 17 juin 2007, à Nottonville.

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