PIERRE-PHILIPPE, colonel DENFERT-ROCHEREAU.

(1823-1878)

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Pierre-Philippe Denfert-Rochereau, originaire de Saint-Maixent, traverse un demi-siècle de bouleversements sociaux et politiques, au long desquels il se révèle un homme de grandes convictions. Brillant étudiant, il entre en 1842 à l'Ecole Polytechnique, puis en 1845 à l'Ecole d'Application de Metz. Sorti premier dans "le Génie", il est nommé lieutenant du 2eme Régiment.

En juin 1849, il participe à l'expédition de Rome, organisée pour secourir les Bourbons.

En novembre, il est promu capitaine.

En 1855, il prend part au siège de Sébastopol, est grièvement blessé pendant l'assaut de Malakoff, l'ouvrage qui défend la ville. Il est nommé en décembre professeur adjoint de l'Ecole d'Application de Metz.

De 1860 à 1864, il sert en Algérie, participe à la construction du pont de Tighaout et du barrage de l'Oued Mourad.

Nommé lieutenant-colonel le 13 août 1863, il est affecté à Belfort. Eclate la guerre francoallemande : Commandant supérieur du Territoire de Belfort, Denfert-Rochereau défend la place avec la plus grande énergie, s'oppose avec succès trois mois durant aux troupes prussiennes, ce qui lui vaut les honneurs de la guerre : Après la signature de l'Armistice, le 18 février 1871, la garnison est autorisée à sortir de la ville avec armes et bagages.

Le 8 février 1871, il est élu député du Haut-Rhin à l'Assemblée nationale. Mais, farouche partisan de l'intégrité du territoire français, il démissionne de son poste pour s'opposer à la cession de l'Alsace à l'Allemagne. Il est élu en Charente-Maritime le 2 juillet. Et le 2 mai 1872, lors d'une séance de l'Assemblée, IL s'élève contre la théorie de l'obéissance passive dans l'armée !

En 1871, il corrige un ouvrage sur La défense de Belfort, de Ed. Thiers et de S. de Laurentie, et publie en 1873, Des droits politiques des militaires.

Le 30 mai 1872, il est nommé président de l'Union Républicaine.

Le 20 février 1876, député cette fois du VIeme arrondissement de Paris, il se voit attribuer le poste de questeur de la nouvelle assemblée, et fait partie des "363" qui contribuent à stabiliser la IIIeme République encore hésitante. L'Assemblée dissoute en juin 1877, il est réélu aux élections d'octobre, et reprend ses fonctions de questeur.

Depuis toujours membre fidèle du Synode général des Eglises réformées de France, il a épousé la fille du président du Consistoire de Montbéliard, Pauline Surleau dont il a eu deux enfants. Il vit avec sa famille à Versailles où il meurt le Il mai 1878.

En 1880, Paris débaptise la rue d'Enfer pour lui donner le nom de Denfert-Rochereau, en même temps qu'à une station de métro et une place au milieu de laquelle est érigée la copie haute de 4 mètres et longue de 7 mètres du désormais célèbre lion de Belfort. Les obsèques ont lieu au Père Lachaise.

Jeanine Rivais.

 

Une sculpture de Bartholdi, Le Lion de Belfort, de 11 mètres de hauteur et 22 mètres de longueur, réalisée en grès rouge en 1880, symbolise la résistance de Denfert-Rochereau et de ses soldats.

La station DENFERT-ROCHEREAU rend hommage à Pierre Philippe Denfert-Rochereau (1823-1878), colonel français, qui défendit victorieusement la ville de Belfort contre les Prussiens en 1870 et 1871. il est inhumé au cimetière Mont-Christ de Montbéliard (Doubs) - France.

un autre personnage célèbre