CHAMOR0, sculpteur et peintre

Entretien avec Jeanine Rivais.

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Jeanine Rivais : Chamoro, pensez-vous être venue à Banne en qualité d' " artiste singulière ", ou en qualité d'artiste d' "d'aujourd'hui " ?

Chamoro: Plutôt en tant qu'artiste singulière, parce que je pense que mon travail rejoint cette classification. J'ai à plusieurs reprises été sélectionnée dans des expositions d'Art singulier.

 

J.R. : La première fois que nous nous sommes rencontrées, vous réalisiez des peintures qui n'étaient pas, de façon évidente, proches des sculptures. Que pensez-vous maintenant, de vos deux formes d'expressions ?

C. : Je pense que les deux expressions se sont rapprochées. Il y a une correspondance qui est peut-être plus flagrante.

 

J.R. : Il est vrai qu'elles se sont davantage découpées, au point qu'elles pourraient parfois sembler une préparation pour les sculptures ?

C. : Oui. Le lien est beaucoup plus évident.

 

J.R. : Par contre, vous avez parfois des personnages qui sont " plus flous ", moins proches.

C. : Oui. C'est un travail plus ancien. J'ai ressorti de grandes toiles qui ont une dizaine d'années.

 

J.R. : Comment diriez-vous que votre travail a évolué, au fil des années ? Il me semble qu'un point est évident, c'est la récurrence des poissons. Est-ce une répétition obsessionnelle ?

C. : Il y a des poissons, des oiseaux, des fleurs.

 

J.R. : Quand ce poisson coupe en deux un personnage, qui semble une reine puisqu'elle a une couronne, qu'apporte-t-il à la reine ? Il a l'air de lui " faire " les membres. Mais pourquoi doit-il être un poisson ?

C. : Ce pourrait autre chose. C'est venu naturellement, au fur et à mesure de la peinture. Je ne réfléchis pas trop, quand je me lance dans une structure. Je ne sais jamais où elle va aboutir. Quelquefois, apparaît une idée qui me plaît. Je vais l'accentuer. Je n'ai pas d'idée préconçue. Tout se noue au gré de ma fantaisie.

Entretien réalisé dans les Ecuries, à Banne, le 18 juillet 2006.

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